mardi 11 août 2009

L’histoire de Clara

Je voudrais vous dire tout le bien que je pense de ce livre, un roman avec des airs d’album un peu à l’ancienne, illustré mais pas trop, pour les bons lecteurs mais pas trop. Un livre qui parle de choses graves, mais sans trop de gravité dans la voix, qui donne envie de pleurer parfois, mais qui ose nous faire marrer juste avant ou juste après…
Un récit, raconté à plusieurs voix, qui plonge le lecteur dans la grande Histoire, à travers ses « petits » acteurs. L’histoire d’un bébé juif, Clara, qui va passer la guerre de bras en bras. De ceux d’une vieille à ceux d’une nonne, à ceux d’un fermier, à ceux d’un résistant, à ceux d’un soldat allemand, à ceux d’une espèce de sorcière, etc.

Je vous renvoie à ce qu’en écrit Vincent Cuvellier lui-même sur son blog, histoire de vous convaincre que ce livre vaut vraiment le détour par une librairie, ou une bibliothèque :

http://vincentcuvellier.canalblog.com/archives/2009/05/11/

L’histoire de Clara, de Vincent Cuvellier, illustré par Charles Dutertre, Gallimard jeunesse, 13,50€.

lundi 10 août 2009

La poupée cassée

Après Diego, voilà Frida ! Cet album illustré raconte l’enfance de Frida Kahlo, qui deviendra plus tard une peintre de renommée mondiale, et aussi la femme de Diego Rivera. L’histoire qui est contée ici s’arrête quand Frida réalise son premier autoportrait. L’auteure a donc fait le choix de ne raconter que la naissance de la vocation de l’artiste. Personnellement, je trouve ça frustrant et doute que ce soit le plus intéressant, à moins d’être déjà calé sur la vie et l’œuvre de la dame. Restent les illustrations, audacieuses et carrément surréalistes, surprenantes et invitant au voyage. Un joli complément au livre sur Diego Rivera (chroniqué hier) ou à tout autre album sur Frida Kahlo qui m’aurait échappé.

La poupée cassée, un conte sur Frida Kahlo, écrit par Marie-Danielle Croteau, illustré par Rachel Monnier, éditions Les 400 coups, 10€.

dimanche 9 août 2009

Diego

Ce petit livre tout simple raconte la vie du peintre mexicain Diego Rivera. En regard du texte, court et accessible aux lecteurs débutants, chaque illustration est un petit tableau, dans l’esprit de ceux du maître. Une mini biographie qui fait la part belle à l’enfance de l’artiste et permet de comprendre la naissance de sa vocation. Je recommande très vivement.

Diego, de Jeanette et Jonah Winter, collection Mouche, de L’école des loisirs, 7,50€.

samedi 8 août 2009

Le chevalier au loup

Un thriller du Moyen âge, des pèlerins en route pour Compostelle, des loups affamés, des personnages inquiétants, une légende, un trésor, une Bretagne pleine de mystères sous la neige… Bref, un bouquin difficile à lâcher avant la fin, qui donne la chair de poule, de froid et de peur. Je me suis laissée séduire et totalement embarquer dans cette visite guidée et historique des Côtes d’Armor (alors qu'a priori, ce n’est pas trop my cup of tea). Inutile de préciser que les fondus de chevalerie et de légendes du Moyen âge devraient tomber en pamoison.

Le chevalier au loup, de Viviane Moore, éditions Thierry Magnier, 8,50€.

vendredi 7 août 2009

Lili la petite sorcière, le dragon et le livre magique

Désignée comme la future grande sorcière du pays, Lili, une petite fille tout ce qu’il y a de plus humaine et normale, se retrouve en possession d’un livre magique, capable de réaliser des tours de magie sensationnels. Et en prime, cette Lili va voir débarquer dans sa vie un petit dragon, envoyé par la grande sorcière en chef pour l’aider. Car figurez-vous que le monde est en danger, et que Lili va devoir improviser pour sauver l’humanité des griffes du vilain et ridicule sorcier Hieronymus…
Adapté de la série de livres à succès Magic Lili, ce film est plein de couleurs et de fantaisie, de gags astucieux et de personnages attachants. Il devrait, à tous les coups, enchanter les petits.

Lili la petite sorcière, le dragon et le livre magique, un film (allemand) de Stefan Ruzowitzky, en salle le 12 août.

jeudi 6 août 2009

I love your blog ! She loves my blog, etc.

Me voilà intronisée dans la Grande Confrérie des Blogueurs, celle qui décerne des petites décorations, s’envoie des mots doux et crée du buzz sur le net.
C’est Jill C, grande Ricochétienne devant l’éternel, qui m’a fait rentrer dans le Club. Qu’elle en soit remerciée chaleureusement ici !

Donc tout ça pour vous préparer psychologiquement à entendre que je viens de me voir décerner un « I love your blog ! ».
Cela signifie que celle qui m’a donné cette distinction aime mon blog. Et la conséquence de ça, c’est que je dois à mon tour décerner des « I love your blog ! » à 15 blogs que… j’aime, tiens !



Bon, alors, au pas de course :

Alice in Wonderblog, une lettreuse talentueuse et prometteuse, dont le blog est un perpetuel chantier en cours...
http://le-wonderblog.blogspot.com/

Ojni, une illustratrice qui fait des merveilles :
http://ojni.blogspot.com/

Benoit Broyart, auteur, qui file son blog au fil de ses pensées et de ses coups de cœur, de ses attentes et de ses petits bonheurs…
http://benoitbroyart.blogspot.com/

Face de blog. De face oui, mais aussi de profil, de trois quart… Nicolas fait le portrait des gens qu’il croise,
http://facesdeblog.hautetfort.com/

Du rose dans le gris.
Propos salutaires sur la place des femmes dans notre société.
http://drdlg.blogs.com/du_rose_dans_le_gris/

Ben voilà, ils s’appellent 1 et 2. Et il faut les voir pour le croire… très drôle.
http://1et2.over-blog.net/

Pénélope Jolicoeur : si, si, on vous le dit, sa vie est vraiment fascinante !
http://www.penelope-jolicoeur.com/

Vincent Cuvellier. Déjà qu’il écrit bien et tout, voilà qu’en plus il a l’air intelligent et marrant même dans la vie, pffff…
http://vincentcuvellier.canalblog.com/

Un Brésilien à Paris, qui raconte des trucs dingues…
http://cherieaparis.blogspot.com/

Anne Percin. L’univers d’une auteure incarnée.
http://annepercin.blogspot.com/feeds/posts/default

Bon, y en a que dix, mais tant pis, je triche un peu, et puis j’en mettrai 34 la prochaine fois si je veux… Non mais ! faut pas croire que chu pas cap !

mercredi 5 août 2009

Sayonara samouraï

Cela pourrait presque être un docu-fiction tant on apprend de choses sur l’art ancestral des samouraïs. Il n’y a pourtant pas de folklore japonais, de combats au sabre ou de grands cris terrifiants dans ce roman, mais simplement une histoire d’ici et maintenant qui parle de maladie, d’amitié, d’amour et de sagesse.
Le combat raconté ici est terriblement proche de nous et pourtant, il est de ceux que seuls les vrais samouraïs peuvent remporter… Je vous préviens, c’est pas gai, gai, mais la philosophie qui traîne entre les pages est salutaire.

Sayonara samouraï, de Julia Billet, collection Karactères, éditions du Seuil, 8,5€ .

mardi 4 août 2009

Blue Cerises



Que ceux qui n’ont encore jamais mangé de cerises bleues, lisent ce qui suit. Car voilà dans vos librairies une série de petits romans déclinée sur un concept très chouette. Quatre personnages, quatre livres, quatre auteurs pour raconter un même moment de la vie d’une bande de jeunes lycéens. Vous me suivez ? Ajoutez à cela que la série se décline en saisons, comme à la télé, et qu’elle mêle donc à l’intrigue générale (la bande des quatre porte un lourd secret sur ses huit épaules) de plus petites intrigues, résolues en partie dans chaque livre. Bref, de quoi vous rendre accro à ces drôles de fruits.


On récapitule :
Blue Cerises, première saison : Octobre. Quatre livres écrits respectivement par Maryvonne Rippert (Zik, l’ange des toits), Cécile Roumiguière (Violette, l’amour basta !), Jean-Michel Payet (Satya, l’attentat) et Sigrid Baffert (Amos, cibles mouvantes), tout ça dans la collection Macadam des éditions Milan, 4€ chaque livre. Et voilà, pas compliqué !

lundi 3 août 2009

Impossible à dire

Encore une variation sur le thème du secret de famille. Ou quand un gamin de onze ans commence à se poser des questions sur ses origines et à fouiller dans la vieille malle du grenier... L’intrigue se déroule dans une ambiance américaine un peu hors du monde, dans une espèce de famille composée de bric et de broc, et très attachante. Un roman touchant, qui aborde également au passage la difficulté d’apprendre à lire et les mécanismes fascinants de la mémoire.

Impossible à dire, de patricia Reilly Giff, collection Tribal, Flammarion, 10€.

vendredi 31 juillet 2009

Bas les pattes

Après dix ans de carrière dans un groupe de chanson française qui s’appelle Les Blaireaux, François Velliet n’a pas pu s’empêcher de fourrer plein de bébêtes à poils dans son disque. On y trouve aussi des bestioles bizarres qui mangent les montagnes : les rozions… Sans compter les emmerleurs, qui font la bringue à pas d’heure, et puis des hippopotames, des paresseux, et une tribu de yacks tout ce qu’il y a de plus normale… Reste le plus bizarre de tous, qui marche à quatre, puis deux, puis trois pattes…
Pour ne rien gâcher au tableau, les illustrations de tout ce bestiaire ont été confiées à Roland Garrigue, qui est très fort en dessins d’animaux (surtout en bécasses… Que ceux qui comprennent laissent un commentaire, ils auront droit à une médaille.)
François Velliet est un « chanteur qui démange » qu’ils disent sur le bandeau de couverture. Moi, en toute honnêteté, ça m’a pas gratté quand je l’ai écouté, mais j’ai apprécié les sonorités jazzeuses, les rythmes balancés, et les paroles rigolotes.


Bas les pattes, 14 chansons pour brailler avec tous les animaux, un livre-disque de François Velliet, dans la collection Tintamarre des éditions Milan, 19,90€.

jeudi 30 juillet 2009

A fond la gomme !

Le petit Nico se prépare pour aller à l’école. Pendant qu’il enfile tee-shirt, bonnet, écharpe, chaussettes et chaussures à talonnettes (dans un ordre, ma foi, assez incertain), il fait carrément le malin. Et vas-y que je me prends pour un super héros, doublé d’un beau gosse, prêt à venir en aide à tous mes amis célèbres et à frimer grave avec ma super montre à la mode. Mais ce petit Nico – tête de capsule rouillée, jambes, bras et petit zizi en fil de fer – se rend compte à la fin qu’il a oublié l’essentiel…
L’attachée de presse avait pourtant prévenu : « Un album tout en double sens, avec ce petit qui a besoin de se convaincre qu’il est très fort. » Et pour les neuneus de mon espèce, elle a même rajouté : « Attention, un Nicolas peut en cacher un autre… » Et alors là, illumination dans mon petit cerveau ! Et presque simultanément : jubilation !! Ça y est la révolution est en marche ! L’art subversif infiltre la littérature jeunesse ! La politique au biberon !
C’est un peu comme si on était des résistants et qu’on cachait des grenades dans des petits pots pour bébés, non ?! Bon, ok, je perds un peu le sens de la mesure… Mais n’empêche, je trouve ça assez classieux de la part de Christian Voltz, d’avoir osé le pamphlet masqué.

Autant dire que c’est un livre qui devrait réjouir les petits nenfants aux rires frais et innocents, ainsi que leurs diaboliques parents aux yeux fendus par la haine et la duplicité… (rire sardonique).


A fond la gomme ! de Christian Voltz, éditions du Rouergue, 12€.

lundi 27 juillet 2009

Là-Haut

Voilà un nouvel objet volant parfaitement identifié, naviguant sous les couleurs de l’équipe Disney - Pixar.

Là-Haut raconte l’histoire de Carl, 78 ans, veuf un peu grincheux, qui finit sa vie seul depuis que sa chère et tendre est morte. Mais des promoteurs affamés rodent dans le quartier et aimeraient bien voir le vieillard déguerpir. Pour leur échapper, et éviter la maison de retraite, Carl emploie donc les grands moyens : il attache sa maison à une multitude de ballons multicolores gonflés à l’hélium. C’est alors que le rêve et la poésie déboulent : la maison s’élève dans le ciel et débute un incroyable voyage en direction de l’Amérique du sud. Evidemment, ce que n’a pas prévu le vieil homme, c’est qu’il embarque par erreur un gamin avec lui, et que leur deux destins vont devoir s’entremêler.
Les réalisateurs ont osé s’attaquer à des sujets aussi peu sexy que la vieillesse, la mort, ou la solitude. Il fallait être gonflé (à l’hélium ?) pour penser un film d’animation grand public ayant pour héros un vieil acariâtre de 78 ans plein de rhumatismes et même pas beau. Personnellement, je trouve cela réjouissant, et très réussi. Pour le reste, c’est à peu près comme d’habitude : le rythme est rythmé, les rebondissements sont rebondissants, l’humour est drôle, et les trouvailles bien trouvées (notamment celle du collier à faire parler les chiens, qui m’a tout particulièrement mise en joie).


Là-Haut (ou Up en version original), un film d’animation de Pete Docter et Bob Peterson, en salle le 29 juillet.
la bande annonce c'est ici (allez-y cliquez)

vendredi 24 juillet 2009

Merlicoquet et autres contes de randonnée


C'est quoi ?

Merlicoquet est le troisième recueil de contes du grand et sympathique Yannick Jaulin. Les huit contes qu’il nous raconte ici sont habillés de musique et accompagnés par une chorale d’enfants, lesquels sont en charge des ritournelles.
La langue est chantante, dépaysante, et bourrée d’expressions et autre vocabulaire tirés du patois. De quoi rester en suspension de longues minutes.

C'est qui ?

Je cite : « Malgré une enfance asthmatique et vendéenne, Yannick Jaulin est aujourd’hui un conteur qui conte et un conteur qui compte.
Il est l’un des rares acteurs de cette discipline émergente à fréquenter aussi bien les scènes nationales que les sales polyvalentes, à alterner les spectacles d’une grande exigence théâtrale et les récitals de contes avec un groupe de rock ou un ensemble contemporain. »*
C'est comment ?
Super bien.

Merlicoquet et autres contes de randonnée, écrit et raconté par Yannick Jaulin, mis en musique par Camille Rocailleux, chanté par la chorale du conservatoire de La Roche-sur-Yon, Didier Jeunesse.

*Souvenez-vous, il est aussi celui qui a établi le Nombril du monde à Pougne-Hérisson, dans le Poitou, ça n’est pas rien !

jeudi 23 juillet 2009

Mon père est un homme-oiseau

Le papa de la petite Lizzie n’a qu’une idée en tête : voler comme un oiseau. Pour cela, il s’est confectionné une paire d’ailes, suit un régime alimentaire spécial à base de vers de terre et d’insectes, et il s’est même inscrit au Grand concours de l’homme volant… Partagée entre l’inquiétude et le besoin impérieux de soutenir son père, la petite fille va décider de le suivre sur la voie des airs… Une histoire farfelue, absurde, dingue et très drôle, qui dessine en toile de fond le portrait émouvant d’un père et de sa fille tachant de survivre à la disparition de la mère.
Les illustrations, comme le texte, abordent avec beaucoup de délicatesse et de douceur des situations délirantes et cocasses. Peut-être parce que derrière les idées les plus saugrenues se cachent, parfois, de gigantesques démonstrations d’amour.

Mon père est un homme-oiseau, un roman de David Almond, illustré par Polly Dunbar, aux éditions Actes Sud junior, 13,80€.

mercredi 22 juillet 2009

Orphée et la morsure du serpent

Yvan Pommaux, quand il s’ennuie, se farcit un petit épisode de la mythologie grecque. Après Thésée, le voilà qui nous revient avec Orphée. Et comme il est très fort, ce monsieur Pommaux, il parvient à rendre cette légende accessible à des enfants (et à leurs ignares parents, au passage).

Juste pour le plaisir, je vous raconte toute l’histoire…

Fils d’une déesse et d’un mortel, Orphée subjugue tout le monde avec sa lyre, même les animaux et les arbres, c’est dire ! La musique, le chant et la poésie, c’est son truc à mort. Et il n’a même pas un regard pour toutes les bimbos de Grèce qui se pâment à ses pieds. Jusqu’au jour où il croise le regard de la belle Eurydice. Il en tombe raide dingue et l’épouse aussitôt. Alors que nos contes s’arrêteraient là, avec un mariage heureux et tout plein d’enfants, pour Orphée, c’est bien au contraire le début de la galère qui commence.
Car voilà-t-y pas qu’Eurydice se fait mordre par un serpent et meurt. Rien à faire, les Moires – qui ont le pouvoir de couper les fils de la vie – ont décidé que c’était son heure. Mais Orphée ne l’entend pas de cette oreille. Et il va, tranquille le gars, chercher Eurydice au royaume des morts.
Avec un tel aplomb et une telle confiance en soi, pas étonnant qu’il obtienne exceptionnellement l’autorisation de ramener sa belle. A la condition, toutefois, qu’il ne se retourne pas vers elle avant d’être sorti de chez les morts. Et là, paf, au dernier moment il craque, il se retourne, et c’est foutu…
Le mythe d’Orphée finit mal, et même dans des circonstances dignes de Evil Dead ou Massacre à la tronçonneuse. Heureusement, l’histoire qui encadre le récit du mythe (dans la version de monsieur Pommaux), et qui se passe dans le monde contemporain, finit de manière beaucoup plus soft. Faut dire qu’on a de bons anti-venins aujourd’hui, c’est quand même plus simple que tout ce bazar...


Orphée et la morsure du serpent, écrit et illustré par Yvan Pommeaux, L’école des loisirs, 18,50€.

mardi 21 juillet 2009

La croûte

Quand une maman meurt, que reste-t-il à son enfant ? Une odeur, une voix… Le petit garçon de cette histoire voudrait enfermer à jamais cette odeur et cette voix pour ne pas perdre complètement sa maman. Mais quand sa grand-mère vient ouvrir en grand les fenêtres pour aérer la maison, l’enfant doit trouver une autre façon de garder en lui le souvenir de sa mère. Récit poignant, délicat et néanmoins drôle parfois, La croûte raconte la douleur et la vie de ceux qui restent après la mort. Un magnifique album.

La croûte, de Charlotte Moundlic, illustré par Olivier Tallec, Père Castor, 10€.
NB. Si ça vous intéresse, voici la critique faite de ce livre dans Télérama

lundi 20 juillet 2009

3D kids

Qui n’a jamais vu des rondins de bois danser la carmagnole dans les champs, une course poursuite entre un poissonnier et un couple de poulpes fugueurs, ou une fête dans un frigo, aura manqué quelque chose dans son enfance. Heureusement, il y a tout ça – et bien plus – dans les 12 films d’animation réunis dans le DVD 3D Kids.
Ces courts-métrages ont été puisés dans la programmation « nouvelles images » du festival Némo, qui présente chaque année la crème des créateurs d’images animées. L’ensemble des ces films est hétéroclite, parfois drôle, hermétique, poétique, musical ou énigmatique. Plein de surprises et d’images qui questionnent, pour faire ouvrir grand les mirettes aux enfants, et leur montrer d’autres mondes visuels possibles. (conseillé dès 5 ans)

DVD 3D kids, Chalet pointu, 14,90€.

dimanche 19 juillet 2009

Les pieds dans le plat

Qu’il s’adresse aux petits ou au grands, Pascal Parisot garde le même ton nonchalant et grinçant. En mettant « les pieds dans le plat », l’artiste fait de l’humour à portée d’enfants, qui arrachera à coup sûr des rires à leurs parents.
En quatorze chansons, notre homme aborde des problématiques culinaires de première importance : les poissons panés savent-ils nager (et sont-ils seulement nés ?), comment choisir entre « sur place » et « à emporter », etc. Il n’hésite pas non plus à attaquer de front le problème de ceux qui chantent comme une casserole, ou qui ont des parents bio... Et malgré toutes ces histoires de poisson, je peux vous garantir que le ton est frais. Et même appétissant. Et même très bon.


Les pieds dans le plat, 14 chansons de Pascal Parisot, illustrées par Anne Laval, dans une collection de disques pour enfants, Tintamarre, dont les livrets sont de vrais livres illustrés.
Milan jeunesse, 19,90€.

samedi 18 juillet 2009

AGIR ! Il n’y a pas d’âge pour l’engagement !

Il existe des gens qui pensent qu’à partir de onze ans, l’être humain occidental entre dans une phase larvaire aiguë, inévitable, et indissociable d’une consommation à outrance de Nutella et de séries crétines à la télé… Je le sais, j’ai longtemps fait partie de ces gens-là. Mais depuis que j’ai croisé le chemin de Marie Taillan, je veux désormais croire que cela n’est pas une fatalité.
Marie Taillan est une fille très chouette, qui a écrit un livre précieux sur les jeunes et l’engagement. Et non seulement, elle a rencontré des gamins époustouflants et dynamiques, mais elle a réalisé un guide pour tous ceux qui voudraient leur ressembler.


Destiné aux enfants, à partir de 11 ans, son guide AGIR ! donne des clés pour s’engager de multiples façons. L’ouvrage, très documenté, propose aux jeunes des pistes pour « donner un peu de soi, de son temps (…) pour aider ceux qui en ont besoin, soutenir une cause, partager, militer… » Une multitude d’informations, d’adresses, et de conseils sont ainsi dispensés, et éclairés par des témoignages.
Un outil qui a de quoi susciter des vocations en tous genres. A offrir absolument autour de soi, et s’il vous plait, messieurs dames les documentalistes, à mettre d’office dans tous les CDI de collège et lycées !

***


Comme vous êtes très gentils, je vous retranscris l’interview que j’ai faite de Marie Taillan, pour le magazine Témoignage Chrétien :


Moi : Quel est l’objectif de ce guide ?
Marie Taillan
: S’adresser à la jeunesse, à cette période de la vie, juste avant l’adolescence, où les jeunes ont des idéaux, un élan formidable, des envies et des possibilités très grandes. L’idée, c’était de montrer comment chacun peut changer les choses à son échelle, apporter une petite pierre à l’édifice. Il ne s’agit pas de faire la révolution, mais des petites choses pour les autres, pour la planète, pour ceux qui souffrent…

Quelle place ont les adultes dans l’engagement des jeunes ?
Marie Taillan : Dans certains cas, ils sont indispensables. Si des jeunes veulent ouvrir un compte bancaire, par exemple, il faut qu’il y ait un adulte. Mais sinon, toute l’énergie vient des jeunes : les idées, la gestion du projet, c’est eux ! Il y a des choses très simples à faire, comme donner ses vieux DVD à des hôpitaux, organiser des collectes… Ce sont des initiatives qui peuvent être menées de A à Z par les seuls jeunes. Pas toujours besoin des adultes. Au contraire, c’est un moyen de s’autogérer, de se responsabiliser...

L’image que vous donnez des jeunes va à l’encontre de celle de l’ado qu’on voit souvent, non ?
Marie Taillan : Exactement. Notre vision est assombrie par des médias qui ne révèlent qu’une facette de l’adolescence. J’ai découvert que la jeunesse, à travers ses engagements, joue un rôle très positif et fédérateur dans notre société. Par exemple, cette petite jeune fille qui a pris chez elle une de ses copines qui travaillait mal, pour lui apprendre le cours de maths. Ce sont des détails, mais quelle maturité déjà à 10 ans ! Vouloir embarquer les autres pour les élever, bravo ! Ça laisse supposer que ces enfants là deviendront des adultes engagés.

Vous citez des exemples spectaculaires d’enfants, comme Creg Kielburger, 12 ans, dont les initiatives pour lutter contre le travail des enfants ont pris une dimension internationale…
Marie Taillan
: Leur action est extraordinaire. Mais ce sont des cas à part, des gens touchés par la grâce. Ils sont des exemples, mais brillent dans le ciel comme des étoiles difficile à atteindre : on les suit de loin.

Où commence l’engagement ?
Marie Taillan : Tous les engagements sont bons. Ce n’est pas forcément la peine d’essayer de construire un puit au fin fond de l’Afrique. Si on a envie de faire quelque chose d’utile, cela peut être en bas de chez nous, à la porte de notre immeuble. Simplement apporter sa baguette de pain à la voisine qui s’est cassé la jambe, ça a une portée phénoménale ! Je ne mets pas les choses sur le même plan, mais tout est lié. Tous les actes qu’on peut mener ont une répercussion extrêmement lointaine qu’on ne peut mesurer. S’engager pour une cause, c’est s’engager pour toutes les causes.


Agir ! Il n’y a pas d’âge pour l’engagement !, de Marie Taillan, Milan jeunesse, 13€.

vendredi 17 juillet 2009

La terre vue d’Alban

C’est avec des questions simples que le poisson rouge Alban interroge le monde. Son interlocutrice, la Terre, lui répond tout aussi simplement, en décryptant pour lui les archi-célèbres photos prises du ciel par Yann Arthus-Bertrand. A raison d’une trentaine de thèmes abordés par DVD, la vie des hommes et des animaux sur notre planète est passée à la loupe. Des séquences animées et rythmées de cinq minutes qu’on a envie d’enchaîner, tant on apprend de choses.

DVD La terre vue d’Alban : Montre-moi comment vivent les hommes et Les animaux et la nature sont-ils toujours sauvages ?, MK2, 12,99 € le DVD.

jeudi 16 juillet 2009

Oups !

On connaissait le battement d’aile du papillon qui provoquait un cataclysme à l’autre bout du monde, voilà le savon qui glisse des mains, passe par la fenêtre, et entraîne une suite de catastrophes ininterrompues à travers la ville de Paris, jusqu’à mettre la galaxie en émoi !
Tout en suivant le récit haletant du départ précipité d’une famille pour l’aéroport, le lecteur est invité à reconstituer les enchaînements de circonstances qui ont mis la ville sens dessus dessous. Un grand album fourmillant de couleurs et de détails, ludique et marrant.

Oups !, de Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet, éditions Hélium, 15,90 €.

mercredi 15 juillet 2009

Demain la lune

Voilà un roman parfaitement dans l’air du temps, et de cet été en particulier, puisque vous n’êtes pas sans savoir qu’on célèbre le 40ème anniversaire du premier pas de l’homme sur la lune. Sans compter que cette année a été déclarée année mondiale de l’astronomie.

Demain la lune propose un voyage dans l’espace et dans le temps, direction l’année 1969. Tandis que les astronautes américains enfilent leur tenue d’argent, Michel, 11 ans, débarque au camping de la Tamarissière, sur les bords de la Méditerranée. Et il n’a pas vraiment la tête dans les étoiles en découvrant que son père, fraîchement divorcé de sa mère, s’est trouvé une nouvelle chérie (idem pour sa sœur Liliane, qui prend la nouvelle comme une météorite en pleine face). Mais lorsque le jeune garçon croise le regard de Corinne, une gamine passionnée d’astronomie, sa galaxie mentale va opérer une révolution radicale…
Cécile Roumiguière plonge son lecteur dans l’ambiance de la fin des années 1960, et plus précisément en ce 21 juillet 1969, quand les petits bonds d’Armstrong sur la lune laissaient croire au monde que tout était possible : « aller dans les étoiles, abolir les guerres, nourrir tout le monde sur la planète, marcher d’un pas heureux vers un demain meilleur. »

Demain la lune, de Cécile Roumiguière, Seuil jeunesse, 8€. (conseillé à partir de 9 ans).

mardi 14 juillet 2009

Patron et employé

Le PDG d’une usine d’accessoires pour tire-bouchons a de graves soucis : le rétroviseur de son auto de douze mètres de long vient de lui apprendre que la plus belle voiture du pays n’est plus la sienne, mais celle de son secrétaire-comptable, une minuscule auto rouge de rien du tout ! N’écoutant que son orgueil démesuré, le PDG va mettre en œuvre tout un tas de stratégies scabreuses pour se débarrasser de la petite auto rouge de ce monsieur Jean, qui lui fait de l’ombre...
Parodiant avec talent le conte de Blanche Neige, Gianni Rodari raconte avec énormément d’humour, et un sens de l’absurde délicieux, comment, parfois, la modestie et la générosité l’emportent sur la mégalomanie des classes dominantes.
Un régal de texte, illustré en volume, avec beaucoup de poésie et de fantaisie par Clotilde Perrin (et pour une fois, je me pince pour ne pas m’étaler en compliments sur son travail, histoire de ne pas paraître trop prévisible... mais quand même, c'est dur...).

Patron et employé, ou l’automobile, le violon et le tram de course, un album écrit par Gianni Rodari et illustré de main de maître par Clotilde Perrin, Didier jeunesse, 14 €.

lundi 13 juillet 2009

Des nouvelles du quartier enchantant

Chose promise, chose ardue, mais ça y est, je reviens enfin vous parler du Quartier enchantant, deuxième saison...


Je vous avais présenté le guide, Claude Sicre, et ses amis du quartier Arnaud Bernard (les Bombes 2 bal, les Fabulous Trobadors et la Chorale civique).
Les revoilà donc reviendus avec Des nouvelles du quartier enchantant, qui n’est rien d’autre que la suite de cette pérégrination dans les rues de Toulouse. On y croise cette fois également Les Nouveaux Cantadors, Magyd Cherfi, le chanteur de Zebda, et tout plein d’habitants du quartier.
Il y est question des problèmes de la cité, des difficultés à vivre ensemble, des petits accrocs du quotidien. On y fait de la politique en herbe, on improvise des discussions philosophiques de trottoir entre enfants, on y apostrophe des grand-mères. Bref, on y cause de tout ce qui se passe dans un quartier : des ballons qui pètent des vitrines, des couples qui se séparent, des jeux rigolos, des rencontres avec l’adjointe au maire… Le ton est simple, spontané et sans effet de style, donnant cette déconcertante impression qu’on est là entre nous. Au point de se permettre de chanter faux, parfois, comme dans la vie !
Même mon propre fils, qui a parfois – je l’avoue – des tendances réactionnaires, adhère totalement à ce projet humanitaro-gauchisto-voisino-partageux. D’ailleurs, il le connaît par cœur (et comme l’appartement est petit, moi aussi).


Des nouvelles du quartier enchantant, histoire, chansons et récit de Claude Sicre, illustrations de Renaud Perrin, 23 € dans sa version livre-disque.

jeudi 9 juillet 2009

Et si l'homme avait été taillé dans une branche de baobab

J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de Niama-Niama : le secret des arbres, et mon devoir est aujourd'hui d'en remettre une couche, puisque ce très beau spectacle est actuellement joué à Villeneuve-les-Avignon, dans le cadre du festival Villeneuve en scène (sorte d'excroissance du Festival d'Avignon, qui se joue de l'autre côté du Rhône).
C'est aussi l'occasion de vous enjoindre d'aller découvrir son grand frère : Et si l'homme était taillé dans une branche de baobab, un spectacle de la même compagnie, la Fabrique des Petites Utopies. Je n'ai pas vu ce dernier, mais au vu de la qualité de Niama-Niama, je suis hyper optimiste...



DU 5 AU 23 JUILLET 2009 (relâche le 13/07)

Niama Niama : le secret des arbres, à 10h30, à voir en famille dès 6 ans
Et si l'Homme avait été taillé dans une branche de baobab à 21h15, tout public dès 10 ans.


Réservations 04 90 26 07 40 / www.villeneuve-en-scene.fr
Tarifs : plein 14€, réduit 11€, enfants 6€, pro 6€

le site de la compagnie : www.petitesutopies.com

jeudi 25 juin 2009

Le quartier enchantant

On néglige parfois ceux qu’on aime le plus, c’est bien connu. C’est pourquoi je me prosterne aujourd’hui à genoux pour me faire pardonner de ne parler QUE maintenant du Quartier enchantant. Car ce quartier là est un incontournable ! Qu’on soit de Toulouse ou d’ailleurs, de Tombouctou ou de la Courneuve, c’est un quartier chaudement recommandé, pour qui aime chanter, danser, et s’amuser.
Guidée par la voix de Claude Sicre, des Fabulous Trobadors, la visite du quartier se fait en paroles et en chansons, en rires et en musique. A travers l’histoire de la petite Zaza et de ses amis, Claude Sicre invite tous les enfants à chanter en toutes circonstances, comme il le fait lui-même depuis des années à Toulouse.

L’idée qu’il existe des chansons pour tous, et pour tous les petits et gros événements de la vie, est naturellement inspirée directement de l’expérience des Fabulous Trobadors, des Bombes 2 bal (pour ceux qui rêvent à côté du radiateur, sachez que les présentations ont été faites récemment) et de la Chorale civique du quartier Arnaud Bernard.
Ce disque est une sorte de mode d’emploi pour la fête, le partage et la bonne humeur. A faire circuler.

Le Quartier enchantant, de Claude Sicre, avec les Bombes 2 bal et la Chorale civique du quartier Arnaud Bernard, Tôt ou tard. (Existe en disque tout simple ou en livre-disque, chez Actes Sud junior, collection Toto ou Tartare. Les illustrations sont super et signée Tom Schamp.)

Et ne ratez pas, dans mon prochain post, Des nouvelles du Quartier enchantant, qui est la suite de celui-ci.

mercredi 24 juin 2009

Pocoyo


Pocoyo, kézako ? Pocoyo c’est une jolie bouille ronde et fort expressive, qui vient de faire ses débuts sur les écrans de télé français (sur M6, pour tout vous avouer). D’après ma boule de cristal perso, cette petite chose animée en 3D devrait faire craquer les tout petits, à partir de deux ans.

Entouré d’amis animaux, le petit gars Pocoyo, tout de bleu vêtu, découvre le monde qui l’entoure, sous le regard bienveillant d’un commentateur, qui accompagne chaque épisode en voix off. La série d’animation, dont sort le premier DVD, joue la simplicité des décors et des scènes. C’est gracieux, rigolo et interactif, tout en restant joliment pédagogique. Il paraît même que des Vrais Pédôôôpsychiââtres, s’il vous plait, ont mis leur grain de sel là-dedans. Oui, Môsieur!

DVD Pocoyo, vol. 1, M6 Vidéo, 9,99€.

Pour un aperçu de l'univers du gentil Pocoyo: cliquez sur moi, je suis un lien vers son site.

jeudi 18 juin 2009

Oh les masques !

Voilà un livre qui ne devrait pas le rester longtemps. Sur chaque page, en effet, le petit lecteur trouvera le portrait détachable d’un animal africain, dont il pourra ensuite se faire un masque. Petite « touch » supplémentaire : l’une des deux faces du masque est destinée à être coloriée par votre petit génie en personne. Astucieuse et ludique formule 3 en 1 pour lire, colorier, et se déguiser…

Oh les masques !, un livre-jeu de Philippe Guillot, Seuil jeunesse, 12,50€.

mercredi 17 juin 2009

Le Nombril du monde


Pougnes-Hérisson, en Gâtine, 362 habitants, fut l’épicentre, il y a fort longtemps d’un « big-bang mythologique ». De ce Big-bang-là jaillirent toutes les histoires du monde entier, qui se répandirent sur notre planète. Une fois le feu de ce Big-bang refroidi, la source originelle de ces histoires s’est figée en pierre de granit, qui n’est autre que du « minerai de contes », et que l’on peut aujourd’hui encore toucher et voir.

Officiellement, cette « Mine de contes » a été découverte suite aux rocambolesques aventures d’un anthropologue américain, John Barney Fergusson et d’un forgeron du coin. Ensemble, ils auraient posé les bases d’une nouvelle science : « l’ombicologie ». Grâce aux travaux de ces deux érudits, le phénomène de transformation des histoires en pierre ne fait plus aucun doute aujourd’hui, et on leur doit également d’ingénieuses « Machines à tarabuster les cailloux, pour les faire parler ».

Depuis cette découverte, Pougnes-Hérisson a retrouvé sa vocation de lieu où les contes du monde entier viennent se ressourcer.




Désormais, le Nombril est ouvert au public d’avril à octobre. Ateliers, spectacles ou randonnées familiales, visites guidées, parcours à thèmes, « virée au pays des cailloux bavards » en voiture, ou balades sur « le chemin des vices et des vertus », tout est possible.

Parmi les nouvelles trouvailles qui fleurissent régulièrement sur le site, les visiteurs pourront, cette année, admirer une réplique du Spoutnik, projet spatio-ombicologique que la fameuse légende de Pougnes-Hérisson attribue au fils de John Barney Fergusson.



Lieu de mémoire et de création pour les adultes et les enfants, ce Nombril du Monde ressemble à un OVNI dans le paysage contemporain. Imaginez un parc d’attraction aux antipodes de Disneyland ou du Futuroscope, où l’on encourage avant tout l’interactivité et l’échange, le naturel et l’écoute, le développement rural et durable… Encore une fable direz-vous ? Et non, cette fois, promis, c’est pour de vrai !





Un site : http://www.nombril.com/ .

Des renseignements : 05 49 64 19 19

mardi 16 juin 2009

La compilation du soir

Pour préparer psychologiquement votre gnome à aller se coucher, la maison d’édition Naïve a pioché dans le répertoire de ses artistes des chansons tranquilles, propices à la mise en veille. Il n’y a que du bon là dedans : du ZUT, du Roi des papas, du Enzo Enzo, du Voilà Voilà, du Abel Abel (non j’déconne, du Abel tout court), du Muriel Bloch, etc. Et je ne pense pas qu’il soit contre-indiqué de l’écouter en journée.
Ceci étant dit, cette compil existe également en version matinale, avec des morceaux plus péchus pour réveiller les hurluberlus… (et grosso modo les mêmes super artistes).

La compilation du soir, ou La compilation du matin, Naïve jeunesse, 10€