lundi 5 janvier 2009

Où sont les zizis ?

J’ai une grave nouvelle à vous annoncer : les zizis ont disparu !
J’ai bien cherché, regardé de près, observé de loin, examiné par terre dès fois qu’il en serait tombé un… Non, rien, Mesdames et Messieurs, pas l’ombre d’un zizi humain!
Figurez-vous que j’ai lu Tout nu ! une histoire d’enfants qui décident de descendre dans la rue, habillés tout nus. Au début, il n’y en a qu’un mais à la fin, ils sont des milliers. Eh ben, vous me croirez ou non, y en pas un seul qui a un zizi ! Pas le bout du commencement d’un petit truc qui pendouille ou qui fendouille.
Un peu inquiète, je me suis renseignée auprès de l’auteur : où sont les zizis ? que j’lui ai demandé. Pas vus, qu’il m’a dit. Ils avaient déjà disparu quand l’illustrateur a rendu ses dessins. C’est l’illustrateur qui les a supprimés, tu crois ? Ou l’éditeur avant ça, qui les a subtilisés ? Pas de réponse, cette fois…

C’est alors que je me suis rendue compte que je n’étais pas seule à chercher les zizis. Susie Morgenstern, aussi, elle cherche. Elle a même écrit un livre pour dire que ce n’est pas normal qu’il n’y ait plus de zizis. Dans son album, Comme il faut, une petite fille demande un poupon avec un zizi de garçon. Et sa grand-mère a beau faire tous les magasins de la région, elle n’en trouve pas un seul. Résultat, elle est obligée de le coudre elle-même. Là, j’avoue, j’étais un peu déprimée. S’il faut se fabriquer soi-même ses zizis de mecton, où va-t-on ?
J’étais donc sur le point de lâcher l’affaire, quand l’écrivain et éditeur Alain Serres m’a tout expliqué. Dans son livre, page 40, il était écrit : « Si tes parents craignent de tomber sans être prévenus sur le dessin d’un zizi tout nu… réponds-leur qu’il paraît même que ça existe dans la vie, les zizis ! Et que certains parents en ont aussi ! » Et carrément, il y en avait quatre dessinés à côté !
Et puis dans la foulée, j’en ai aperçu un en plein milieu de Tout nu (le même titre qu’au début, oui, mais sans point d’exclamation, et avec un zizi, donc.)
Alors, Susie, ne désespérez pas, il reste encore quelques petits zizis de ci de là. Le tout, c’est de bien chercher. Et surtout, si vous en repérez un, faites des réserves, parce que moi j’vous le dis, les zizis coupés, ça ne repousse pas. (ah zut ! j’avais dit que je ne proférerais plus d’horreur sur ce blog…)



Mes preuves (des chiffres qui ne trompent pas) :
Tout nu !, de Ludovic Flamant et Pascal Lemaitre, chez Pastel = 0 zizi.
Comme il faut, de Susie Morgenstern et Jacqueline Duhême, éditions du Rouergue. = 0 zizi +1 cousu main.
Comment apprendre à ses parents à aimer les livres pour enfants, d’Alain Serres et Bruno Heitz, Rue du monde = 4 zizis.
Tout nu, de Taï-Marc Le Thanh et Benjamin Chaud, Gautier-Languereau = 1 zizi.

2 commentaires:

Benoît BROYART a dit…

Encore, une fois, Gwendoline, bravo pour ton blog. J'aime ton insolence ! Et franchement, savoir que les zizis ont disparu, ça fait plutôt flipper !
Tu as raison, il faut leur parler cru aux enfants.

La jardiniériste en chef a dit…

Merci Benoit!
Et t'inquiète pas, je t'en mets un de côté, si tu veux... (et aussi, je suis tout à fait d'accord avec toi, il ne faut pas faire cuire les zizis)