jeudi 9 juillet 2009

Et si l'homme avait été taillé dans une branche de baobab

J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de Niama-Niama : le secret des arbres, et mon devoir est aujourd'hui d'en remettre une couche, puisque ce très beau spectacle est actuellement joué à Villeneuve-les-Avignon, dans le cadre du festival Villeneuve en scène (sorte d'excroissance du Festival d'Avignon, qui se joue de l'autre côté du Rhône).
C'est aussi l'occasion de vous enjoindre d'aller découvrir son grand frère : Et si l'homme était taillé dans une branche de baobab, un spectacle de la même compagnie, la Fabrique des Petites Utopies. Je n'ai pas vu ce dernier, mais au vu de la qualité de Niama-Niama, je suis hyper optimiste...



DU 5 AU 23 JUILLET 2009 (relâche le 13/07)

Niama Niama : le secret des arbres, à 10h30, à voir en famille dès 6 ans
Et si l'Homme avait été taillé dans une branche de baobab à 21h15, tout public dès 10 ans.


Réservations 04 90 26 07 40 / www.villeneuve-en-scene.fr
Tarifs : plein 14€, réduit 11€, enfants 6€, pro 6€

le site de la compagnie : www.petitesutopies.com

jeudi 25 juin 2009

Le quartier enchantant

On néglige parfois ceux qu’on aime le plus, c’est bien connu. C’est pourquoi je me prosterne aujourd’hui à genoux pour me faire pardonner de ne parler QUE maintenant du Quartier enchantant. Car ce quartier là est un incontournable ! Qu’on soit de Toulouse ou d’ailleurs, de Tombouctou ou de la Courneuve, c’est un quartier chaudement recommandé, pour qui aime chanter, danser, et s’amuser.
Guidée par la voix de Claude Sicre, des Fabulous Trobadors, la visite du quartier se fait en paroles et en chansons, en rires et en musique. A travers l’histoire de la petite Zaza et de ses amis, Claude Sicre invite tous les enfants à chanter en toutes circonstances, comme il le fait lui-même depuis des années à Toulouse.

L’idée qu’il existe des chansons pour tous, et pour tous les petits et gros événements de la vie, est naturellement inspirée directement de l’expérience des Fabulous Trobadors, des Bombes 2 bal (pour ceux qui rêvent à côté du radiateur, sachez que les présentations ont été faites récemment) et de la Chorale civique du quartier Arnaud Bernard.
Ce disque est une sorte de mode d’emploi pour la fête, le partage et la bonne humeur. A faire circuler.

Le Quartier enchantant, de Claude Sicre, avec les Bombes 2 bal et la Chorale civique du quartier Arnaud Bernard, Tôt ou tard. (Existe en disque tout simple ou en livre-disque, chez Actes Sud junior, collection Toto ou Tartare. Les illustrations sont super et signée Tom Schamp.)

Et ne ratez pas, dans mon prochain post, Des nouvelles du Quartier enchantant, qui est la suite de celui-ci.

mercredi 24 juin 2009

Pocoyo


Pocoyo, kézako ? Pocoyo c’est une jolie bouille ronde et fort expressive, qui vient de faire ses débuts sur les écrans de télé français (sur M6, pour tout vous avouer). D’après ma boule de cristal perso, cette petite chose animée en 3D devrait faire craquer les tout petits, à partir de deux ans.

Entouré d’amis animaux, le petit gars Pocoyo, tout de bleu vêtu, découvre le monde qui l’entoure, sous le regard bienveillant d’un commentateur, qui accompagne chaque épisode en voix off. La série d’animation, dont sort le premier DVD, joue la simplicité des décors et des scènes. C’est gracieux, rigolo et interactif, tout en restant joliment pédagogique. Il paraît même que des Vrais Pédôôôpsychiââtres, s’il vous plait, ont mis leur grain de sel là-dedans. Oui, Môsieur!

DVD Pocoyo, vol. 1, M6 Vidéo, 9,99€.

Pour un aperçu de l'univers du gentil Pocoyo: cliquez sur moi, je suis un lien vers son site.

jeudi 18 juin 2009

Oh les masques !

Voilà un livre qui ne devrait pas le rester longtemps. Sur chaque page, en effet, le petit lecteur trouvera le portrait détachable d’un animal africain, dont il pourra ensuite se faire un masque. Petite « touch » supplémentaire : l’une des deux faces du masque est destinée à être coloriée par votre petit génie en personne. Astucieuse et ludique formule 3 en 1 pour lire, colorier, et se déguiser…

Oh les masques !, un livre-jeu de Philippe Guillot, Seuil jeunesse, 12,50€.

mercredi 17 juin 2009

Le Nombril du monde


Pougnes-Hérisson, en Gâtine, 362 habitants, fut l’épicentre, il y a fort longtemps d’un « big-bang mythologique ». De ce Big-bang-là jaillirent toutes les histoires du monde entier, qui se répandirent sur notre planète. Une fois le feu de ce Big-bang refroidi, la source originelle de ces histoires s’est figée en pierre de granit, qui n’est autre que du « minerai de contes », et que l’on peut aujourd’hui encore toucher et voir.

Officiellement, cette « Mine de contes » a été découverte suite aux rocambolesques aventures d’un anthropologue américain, John Barney Fergusson et d’un forgeron du coin. Ensemble, ils auraient posé les bases d’une nouvelle science : « l’ombicologie ». Grâce aux travaux de ces deux érudits, le phénomène de transformation des histoires en pierre ne fait plus aucun doute aujourd’hui, et on leur doit également d’ingénieuses « Machines à tarabuster les cailloux, pour les faire parler ».

Depuis cette découverte, Pougnes-Hérisson a retrouvé sa vocation de lieu où les contes du monde entier viennent se ressourcer.




Désormais, le Nombril est ouvert au public d’avril à octobre. Ateliers, spectacles ou randonnées familiales, visites guidées, parcours à thèmes, « virée au pays des cailloux bavards » en voiture, ou balades sur « le chemin des vices et des vertus », tout est possible.

Parmi les nouvelles trouvailles qui fleurissent régulièrement sur le site, les visiteurs pourront, cette année, admirer une réplique du Spoutnik, projet spatio-ombicologique que la fameuse légende de Pougnes-Hérisson attribue au fils de John Barney Fergusson.



Lieu de mémoire et de création pour les adultes et les enfants, ce Nombril du Monde ressemble à un OVNI dans le paysage contemporain. Imaginez un parc d’attraction aux antipodes de Disneyland ou du Futuroscope, où l’on encourage avant tout l’interactivité et l’échange, le naturel et l’écoute, le développement rural et durable… Encore une fable direz-vous ? Et non, cette fois, promis, c’est pour de vrai !





Un site : http://www.nombril.com/ .

Des renseignements : 05 49 64 19 19

mardi 16 juin 2009

La compilation du soir

Pour préparer psychologiquement votre gnome à aller se coucher, la maison d’édition Naïve a pioché dans le répertoire de ses artistes des chansons tranquilles, propices à la mise en veille. Il n’y a que du bon là dedans : du ZUT, du Roi des papas, du Enzo Enzo, du Voilà Voilà, du Abel Abel (non j’déconne, du Abel tout court), du Muriel Bloch, etc. Et je ne pense pas qu’il soit contre-indiqué de l’écouter en journée.
Ceci étant dit, cette compil existe également en version matinale, avec des morceaux plus péchus pour réveiller les hurluberlus… (et grosso modo les mêmes super artistes).

La compilation du soir, ou La compilation du matin, Naïve jeunesse, 10€

dimanche 14 juin 2009

Les esclavages

Cet ouvrage édifiant retrace les grandes étapes de l’esclavage à travers le monde, depuis le XVIe siècle, de la découverte du Nouveau monde jusqu’à l’esclavage moderne, en passant par le commerce triangulaire entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique. Un livre documentaire qui montre avec clarté comment la servitude a pu être érigée en système, et pourquoi la lutte des hommes pour leur liberté est toujours une question d’actualité. A lire dès le collège.

Les esclavages, de Christophe Wargny, Autrement junior, 11€.

vendredi 12 juin 2009

La fête de la Musique

(photo Pierre-Emmauel Rastoin)

Pour ceux à qui ça aurait échappé, la Fête de la Musique tombe cette année un 21 juin (j’adore faire cette blague, je peux pas m’empêcher).
Comme je n’ai pas l’intention de me coltiner la liste des douze milliards de concerts pour enfants prévus ce jour-là, je me contente de recopier sagement le communiqué de presse de la Cité de la Musique (parc de la Villette à Paris), qui propose une programmation tip top.

Cette année, on y fête le Ramayana, grande épopée de l'Inde d'il y a 2000 ans.
Il y aura donc un méga concert, le fameux Ramayana, donné par une centaine d'enfants, encadrés par des musiciens professionnels. On pourra également écouter des contes en musique et suivre un concert promenade dans le musée de la Musique, toujours autour du thème de l’Inde.

Pendant ce temps, dans l’Amphithéâtre et son foyer, au bar, et à l’entrée de la Cité de la musique, une flopée d’artistes de haut vol (du moins je suppute) se donnera en spectacle :
Adama Adepoju , le taxi-conteur.
Khalid K., virtuose du sampleur, bruiteur, chanteur, musicien et conteur, dont je vous touchais récemment un (élogieux) mot.
La compagnie du Chameau, et ses contes tziganes.
J.E.F.F. et les crevettes, trio pop-rock (avec « révision du vocabulaire en anglais », qu’il paraît…)
David Fenech , musiques improvisées sur instruments insolites.
Tabina, conteur et percussionniste.
L’atelier du Cube, rendez-vous des Mozart du numérique.

Et si vous avez encore quelques hésitations, sachez qu’un goûter sera proposé aux enfants « en partenariat avec Vitagermine et Eau de Paris : des gourmandises à déguster, des jus de fruits à siroter, le tout bon et bio. »

CITE DE LA MUSIQUE, 221, avenue Jean-Jaurès 75019 PARIS - Métro Porte de Pantin - 01 44 84 44 84 -

www.citedelamusique.fr

Entrée gratuite le 21 juin, à partir de 14h.

jeudi 11 juin 2009

Le colis rouge

Je retire tout ce que j’ai dit : c’est pas la louze du tout de vivre en province. La preuve, les chanceux qui habitent à Strasbourg vont bientôt pouvoir assister à un événement exceptionnel que l’on ne voit qu’une seule fois dans sa vie. Pensez donc, une « Symphonie picturale à 12 pinceaux et 2 brosses ». Ça laisse sans voix, hein ?
Et si je vous dis que les 12 pinceaux et les 2 brosses seront tenus en direct live sous vos yeux ébahis par Gaetan Doremus, Marie Caudry, Renaud Perrin, Rémi Saillard, Sandra Poirot Cherif, Elodie Durant et Clotilde Perrin… Là, vous manquez de vous évanouir, car vous n’êtes évidemment pas sans savoir qu’il s’agit d’artistes parmi la crème des illustrateurs jeunesse !
Pendant trois jours, vous êtes donc invités à vous équiper de « chaises pliantes, coussins et matelas gonflables » pour voir se faire devant vous une fresque de 15 mètres de long. Oui, mesdames et messieurs, vous avez bien entendu, 15 mètres de long !

Où qu’c’est-y tout ce bazar ? Ben, là pardi :
Médiathèque Malraux, 1 Presqu’île André Malraux, Strasbourg.

Et quand donc ? Bah, les 25, 26 et 27 juin 2009, tiens ! De 14h à 18h, même que.

+ BONUS +
L'exposition Le Colis rouge de Clotilde Perrin, inspirée de l'album du même nom, se tient, elle, du 24 juin jusqu'au 29 août, toujours à la médiathèque Malraux. A voir absolument. C'est un ordre.
+ BONUS-BIS+

vendredi 29 mai 2009

Tamèrantong !

Si vous n’avez pas encore croisé le chemin de cette bande de loustics, apprenez que la compagnie Tamèrantong ! mérite largement le crochet.
Composée à quasi 100% de petiots de 5 à 17 ans, cette compagnie de théâtre prend sous son aile des enfants de quartiers populaires (Belleville, Mantes-la-Jolie, la Plaine Saint-Denis), parfois en difficulté, et monte avec eux des spectacles détonants, et tout ce qu’il y a de plus pro.
En tournée depuis déjà deux ans, le spectacle Les Bons, les brutes et les truands est l’une des dernières production maison. Une cavalcade délirante au pays des cow-boys spaghetti, jouée avec une énergie incroyable par des zozios de première classe.
Double effet sur les spectateurs enfants : 1. Ils sont scotchés par l’histoire, les effets spéciaux et tout le tintouin. 2. Ils sont bluffés de voir des gamins de leur âge sur scène.
Et si je vous parle de tout ça, c’est qu’il y a des représentations prévues bientôt, du côté de Paris. Allez-y, ça dépote !

Les bons, les brutes et les truands, du 12 au 14 juin au théâtre de l’Épée de bois, à la Cartoucherie de Vincennes. Tél. 01 48 08 39 74.
Un autre spectacle de la Compagnie : Ça fracasse à Castillac, sera jouée le 7 juin à la Maison des Métallos, Paris 11e. Tél. 01 47 00 25 20.

Leur site, c’est là. (la musique est signée les Béruriers noirs)

Un article passionnant sur eux, écrit par votre serviteuse en chef : c’est là.

jeudi 28 mai 2009

Les Bombes 2 bal

Voici un groupe qui devrait être reconnu d’utilité publique, et remboursé par la Sécu. Les Bombes 2 bal, dès leur apparition sur terre lancent leur mot d’ordre : Danse avec ta grand-mère (titre de leur premier album). Depuis, parole tenue, les quatre filles et les deux garçons n’ont cessé de faire danser toutes les générations. (D’ailleurs, pour vous dire que c’est pas du pipeau, ils ont déjà donné des concerts gratuits pour les moins de 12 ans et les plus de 65 ans).
Implantées dans le quartier toulousain Arnaud Bernard, les Bombes 2 bal, intimement liées au duo des Fabulous Trobadors, chantent pour toutes les occasions : un déménagement, un anniversaire, un décès, une naissance… et même parfois un concert. Sur scène, leur Bal indigène (titre de leur deuxième album) devient une expérience - aujourd’hui rare - de communion dans la danse et la bonne humeur. Le tout orchestré avec une générosité exceptionnelle.
Mon mot d’ordre à moi sera donc : courez, achetez, téléchargez, enregistrez, volez, ou que sais-je, et dansez maintenant !
Pour vous convaincre, voici d’ailleurs le témoignage de A., 36 ans :
« Ce jour-là, j’étais tellement déprimée que j’ai avalé un pot entier de Nutella en regardant la saison II de Desperate Housewives. Gwendoline m’a traînée jusqu’au concert des Bombes 2 Bal sur son dos. Et là, mieux que du Prozac, j’ai dansé – rondes, farandoles, scotisch – toute la nuit ! Ça ne m’était plus arrivé depuis mon mariage. Et en plus, c'est cool, ça m'a permis d'éliminer le Nutella. »
Bal indigène, Danse avec ta grand-mère, deux disques parus (ces dernières années) chez Tôt ou Tard.

mardi 26 mai 2009

Les pestacles du Parc Floral

Autant vous le dire tout net : si vous n’habitez pas Paris ou la région parisienne, vous n’avez pas de bol. Car nous, les têtes de veau, eh ben on a les pestacles, et je vous dis pas la programmation de cette année ! Enfin, si, je vous la dis : rien que du top-moumoute de compétition ! En vrai, je ne connais pas tous les artistes qui vont se succéder tous les mercredis, de juin à septembre, au Parc Floral, mais j’en ai repéré une brochette d’excellents.
Par ordre d’apparition :

Khalid K
Le tour du monde en 80 voix (le 17 juin)

Cet homme est un surdoué de l’imitation vocale, il fait des choses époustouflantes avec sa bouche, ses percussions et avec sa pédale machin-truc à répliquer les sons. C’est beau, c’est scotchant et c’est mis en scène par Ken Higelin.

http://www.khalidk.com/


Elise Caron
Chansons pour les petites oreilles (24 juin)

Fin, délicat, plein de charme et d’audace. Une très belle voix pour des textes tendres et malicieux.


Abel
Chocobelou
(15 juillet)

J’ai un peu honte de ne pas encore connaître, mais selon ma (célèbre) théorie de la tendance, il s’agit là d’une véritable révélation dans la chanson pour enfants. Donc à voir et entendre pour rester dans le vent.

Eric van Osselaer
Orgabites
(5 août)

Un orchestre de poireaux, carottes, patates, et autres cucurbitacés en folie. Si, si, vous avez bien entendu, ce monsieur belge (et quoi d’autre !) joue du légume. Et je peux témoigner : le résultat ne ressemble pas à de la soupe (même si c’est par un gros potage que finit le concert, je crois). C’est saisissant. Je vous préviens quand même, le cri de l’endive est particulièrement déchirant.

Un extrait (pour vous préparer psychologiquement) sur :
http://www.youtube.com/watch?v=JhFUWnyLtVM

ZUT
Blablabus
(26 août)

Je ne vous la refais pas, hein, j’en ai déjà suffisamment parlé de ces trois-là. Non mais ! Vont pas squatter mon blog, non plus…

Sophie Forte
J’suis vert
(9 sept)


Sophie Forte en concert, c’est de la balle. Je vous en reparlerai, juré !









Les pestacles, festival jeune public, au du Parc floral de Vincennes. Du 3 juin au 23 septembre, tous les mercredis. Le site : http://www.lespestacles.fr/

lundi 25 mai 2009

Ici Londres

Dans ma série « Je kiffe total », voici venu un objet bizarroïde, imaginé par un auteur que je surkiffe : Vincent Cuvellier. Pour planter le décor à ceux qui connaîtraient pas, sachez que tout ce qu’écrit ce garçon est généralement drôle et intelligent.

Avec l’album Ici Londres, notre bonhomme a vu grand, puisqu’il est allé puiser dans les mystérieux messages personnels que diffusait Radio Londres pendant la deuxième guerre mondiale.
« L’étoile filante repassera », « La lune est pleine d’éléphants verts », « Le chapeau de Napoléon est-il toujours à Perros-Guirec ? »
Impressionné, et inspiré par le pouvoir d’évocation poétique de ces phrases énigmatiques, l’écrivain a alors invité l’immense illustratrice Anne Herbauts, pour mettre en image quelques uns de ces messages. Puis il est allé toquer à la porte du musicien Olivier Mellano, pour mettre ces phrases de l’espace en musique. Et enfin, comme il n’est pas super fort en histoire, il a demandé à l’historienne Aurélie Luneau de rajouter son grain de sel.
Le résultat est superbe, instructif, très émouvant, et passionnant d’un point de vue historique.
Autant vous dire qu’il s’agit d’un livre pour enfants, certes, mais aussi pour parents, grands-parents, et arrière-grands-parents...

Allez, encore quelques unes pour la route : « Le père la cerise est verni. » « Lisette va bien, je répète trois fois… » « Grand-mère mange nos bonbons ».

Et the very best of : « Tante Amélie fait du vélo en short ».


Ici Londres, de Vincent Cuvellier, illustré par Anne Herbauts, historiquement raconté par Aurélie Luneau, mis en musique par Olivier Mellano. Tout ça aux éditions du Rouergue, pour 22 €.

jeudi 21 mai 2009

A fond la caisse avec Steve Mac Kouïn

Si ça fait longtemps que vous n’avez plus vu votre mini-gnome, déjà blasé par la vie, ouvrir des yeux en balle de ping-pong et garder la bouche ouverte en silence pendant plus de trente seconde, j’ai ce qu’il vous faut !
A fond la caisse avec Steve Mac Kouïn est en effet une sorte de road movie à l’américaine des plus improbables dans le monde du livre jeunesse. Ambiance hollywoodienne des années 50, voiture décapotable, fascination pour la vitesse… Ça, c’est pour se mettre en jambe. Mais ajoutez-y un héros, haut comme deux pommes et demie, qui pique la bagnole de son père pour aller battre des records de vitesse sur les routes paisibles du voisinage, avec un chérif à ses trousses, de belles auto-stoppeuses sur la banquette arrière… On est dans la transgression totale, et les enfants sages n’en reviendront pas (ni même certains parents, à mon avis !).

A fond la caisse avec Steve Mac Kouïn, un album écrit par Taï-Marc Le Than, illustré par Merlin, éditions du Seuil jeunesse, 18 €.

mercredi 20 mai 2009

L'abécédaire de la colère

Moi, le 20 mai, je prends des résolutions. C’est comme ça. Je décide donc qu’il est temps de vous parler des petits chef-d’œuvres qui s’ennuient depuis des mois dans mes caisses à livres (ma résolution du 20 mai de l’année prochaine, ce sera d’installer des étagères chez moi). C’est un peu de leur faute, aussi, ce sont des livres, des disques, des DVD tellement super géniaux, et que j’aime d’un amour si profond et sincère, que je ne veux pas bâcler leur chronique. Et résultat, à force de pas vouloir bâcler, j’attends, je reporte, je procrastine, et j’écris rien, et c’est pas malin…

Donc, résolue que je suis, voici le premier de cette nouvelle série…

L’abécédaire de la colère

Emmanuel Houdart explore dans ses moindres recoins ce sentiment puissant et dévastateur qu’est la colère : Cris, Bagarre, Guerre, Enfer, Fessée… Mais l’auteur propose également des antidotes, comme le Koala, animal paisible s’il en est, la Sagesse, le Yoga, ou les Zygomatiques (car il existe, rappelez-vous, « un moyen moins fatiguant et très efficace de réagir en toute situation : le rire »).
Des illustrations intenses et des petits textes joliment troussés. Un livre tout rouge qui donne aux enfants des clefs pour vivre avec leur propre colère, et surtout, pour se protéger de celle des adultes.

L’abécédaire de la colère, d’Emmanuelle Houdart, éditions Thierry Magnier, 17 €.

mardi 19 mai 2009

Autocongratulation !

Il m’arrive un truc dingue : j’ai une bonne humeur !
Pour une fois, je ne vais pas râler, ou critiquer, mais me réjouir à haute voix ! Bon évidemment, c’est pour me vanter, mais, n’empêche, hein…
Donc figurez-vous, chers lecteurs, que votre blog adoré – oui, oui, Graines de mômes – a l’insigne honneur d’être cité en quatrième de couverture d’un roman fantastibuleux : L'Arche part à 8 heures. Emportée par la passion, j’avais signé ici même une critique dithyrambique de ce petit bouquin, alors forcément, l’éditeur s’est dit qu’il fallait que le monde sache, et que l’humanité profite de ces sages paroles (enfin, « sages », faut l’dire vite). Et donc, il en a recopié un passage au dos du bouquin. Autant dire que c’est la consécration pour nous tous, graineux, graineuses !
Voilà, ça y est, l’autocongratulation est terminée.

jeudi 14 mai 2009

Frigo vide

Je vous ferais savoir que c’est bientôt la fête des voisins. Alors, tous ensemble, faisons un rêve… Allez, allez, donnons-nous la main… C’est parti…
Et si aujourd’hui, des voisins mettaient en commun les petits restes de leur frigo, pour faire une grande tarte colorée, qu’ils partageraient tous ensemble ? Et si tous les voisins de tous les immeubles voisins faisaient de même ? Et si on partageait, en plus des tranches de tarte, des tranches de vie avec ceux qui vivent à côté de nous ?
Eh bien, figurez-vous que c’est aussi le rêve d’Andreï, qui après avoir joué du violon toute la journée, se retrouve le soir sur son trottoir, avec quasiment rien à se mettre sous la dent…
Non, sans blague, Gaëtan Dorémus parvient avec beaucoup de finesse et de tendresse à mettre en scène cette mini utopie du quotidien, et moi je lui dis : quand tu veux, Gaëtan, tu viens manger un bout de tarte à la maison.

Frigo vide, de Gaëtan Dorémus, Seuil jeunesse, 14,50€.

mercredi 13 mai 2009

Le stylo à cancre

Attention, chers parents, ce livre-disque dont je m’apprête à vous parler est une véritable apologie de la cancre attitude. Il déculpabilisera ceux qui ont déjà plongé dans la cancritude absolue, et il donnera peut-être – horreur ! – des idées aux autres. N’empêche qu’il risque surtout de les faire se marrer…
Simon, le narrateur, interprété avec brio par François Morel, a des problèmes à l’école, mais c’est de la faute à son stylo à cancre, et puis aussi à cause de ses peluches, à qui il doit faire la classe le soir, ah oui, et aussi à cause des Panous… (parce que c’est Panous, Panous, Panous…)
Truffé de jeux de mots et d’humour, le récit est entrecoupé de chansons d’ Olive et moi (eh oui, c’est son nom de scène, au monsieur). Une plongée loufoque dans un univers de cours de récré, qui interpelle tout de suite les petites oreilles, et fait bien rire les grandes, au passage.

Le stylo à cancre, un livre-CD écrit et chanté par Olive et moi, raconté par François Morel, illustré par Elisa Géhin, dans la sympathique collection musicale Toto ou Tartare, chez Actes Sud junior, 23€.

mardi 12 mai 2009

Un lourd silence

On parle souvent de la Résistance, sans forcément s’appesantir sur l’autre versant de l’histoire, vu du côté des collaborateurs, des miliciens et autres partisans de Pétain. C’est justement de ce côté-là que nous entraîne ce roman, qui raconte l’éveil d’un jeune garçon, et sa confrontation à l’histoire de sa famille, mais également à celle de son pays et de sa ville.
Décors et paysages dépeignent une ville de Lyon noyée sous la chaleur d’un été étouffant, une ville dont l’histoire resurgit par bribes, par éclairs, au fil du récit. Perdu dans cette ville, le narrateur est un personnage très touchant, très attachant, avec ses doutes, ses questions et ses prises de conscience soudaines et souvent violentes. On assiste chez lui à ce court et douloureux passage qui va lui faire quitter le monde de l’enfance et rejoindre définitivement la rive des adultes.
Le portrait qui est fait, en toile de fond, des familles bourgeoises embourbées dans leur bienséance et leurs silences hypocrites, est très réussi.
L’intrigue se déroule à la manière d’une enquête. Si les révélations de la fin du roman sont assez vite prévisibles, le récit n’en est pas moins captivant.

Un lourd silence, de Murielle Szac, Seuil, collection Karactère(s), 8,50 €. Conseillé à partir de 14 ans.

lundi 11 mai 2009

Les idées géniales de Raoul Craspouille

Paris en tous genres, ruses et surenchère de bêtises : voilà les ingrédients de Raoul Craspouille. Enfermer le remplaçant dans la réserve à cahiers, aller à l’école en slip, terroriser la copine de sa sœur… Rien n’arrête Raoul. Avec une prédilection pour les slips, les rots, les bombes puantes et les histoires de pets, le personnage d’Alan MacDonald devrait ravir les lecteurs de son âge (7-8 ans). Le premier tome rassemble trois petites histoires courtes. Pas de philosophie, de double niveau de lecture, ou d’idées métaphysiques dans tout ça, mais de quoi s’amuser. Pour l’image finale, j’hésite entre un bonbon acidulé et une série animée rigolote à la télé.

Les idées géniales de Raoul Craspouille, d’Alan MacDonald, illustré par David Roberts, Folio Cadet.

samedi 9 mai 2009

Embrasse-moi


Chassé-croisé de secrets, peurs, complexes, et confidences adolescentes, le tout dans une ambiance caniculaire et étrange « qui va de travers »… Voilà les fils qui traversent ce petit roman singulier de Bart Moeyaert, où l’on apprend qu’« au jeu des secrets, on a tous quelque chose à cacher… »

Embrasse-moi, de Baet Moeyaert, collection DoAdo, éditions du Rouergue, 7,50€.

vendredi 8 mai 2009

Une hirondelle m’a dit…

Pour vous, aujourd'hui,
un peu de poésie.
Vous l'avez bien mérité,
chers lecteurs de blog adorés...

Poissons

« Sans eau, disent les poissons,
Nous mourons.
- Et sans « O » ?
- Sans « O », nous pissons. »


Mon bonheur est si grand,
ma chambre est si petite,
qu’il n’y a pas la place
pour nous deux dedans.
C’est pour cela que si
je reste dans ma chambre,
je suis triste et que
j’y suis si rarement.


Ces deux comptines sont extraites de Une hirondelle m’a dit… et autres comptines, d’Alain Gaussel, illustrations d’Etsuko Watanabe, aux éditions du Seuil jeunesse, 13,50€.

jeudi 7 mai 2009

De chaque côté des cimes

Je vous suggère une plongée dans l’ailleurs, le plus lointain qui soit. Dans une communauté isolée du reste du monde, qui survit dans des conditions extrêmement rudes, dans un endroit reculé de l’Himalaya, au nord de l’Inde : le Zanskar, également appelé le « petit Tibet ».
Un pays où la tradition est d’autant plus forte qu’il vit quasiment en autarcie, coupé de toutes influences et modernité. Un pays où l’hiver dure neuf mois et où la première ville se trouve à une semaine de marche dans des conditions très dangereuses.
A travers l’émouvant portrait de deux jeunes filles, Claire Mazard dépeint avec beaucoup de détails les traditions, la condition de la femme et les modes de vie de ces villages perdus. Un roman sensible, dépaysant et passionnant, qui pose de belles questions sur la vie.

De chaque côté des cimes, de Claire Mazard, collection Karactère(s), Seuil, 9€. (conseillé à partir de 12 ans)

mercredi 6 mai 2009

Chasseur d’orages

Voici voilà un road movie à travers les grands espaces américains, comme il se doit. Pour fuir un père plein aux as et la bêtise de sa belle-mère, mais surtout pour disperser les cendres de son grand-père, le jeune Herb, 15 ans, prend la route. Il croise sur le chemin trois étudiants, et tous ensemble, ils décident de se rendre de Vancouver jusqu’aux Lightening Fields, près de Santa Fe. 2500 kilomètres à parcourir en 92 pages. S’il est question de vrais orages et de foudre véritable dans ce livre, on y croise aussi des orages plus symboliques, ceux de l’adolescence, de la vie, de l’enfance et quelques coups de foudre très humains. Il souffle sur ce court roman un vent plein de charme et d’énergie.

Chasseur d’orages, un roman ado d’Elise Fontenaille, éditions du Rouergue, collection doAdo, 6,50 €.

mercredi 8 avril 2009

Le monde merveilleux de Impy

Voilà un film qu’on voit arriver avec ses gros sabots et qui repart comme il est venu : sans surprise. Ne laissant derrière lui qu’une impression de déjà vu*, de grosses ficelles et un bon vieux mal de crâne en prime (rapport au fait que ça braille, que ça va à dix mille à l’heure et que ça regorge de musiques épileptiques).
A part ça, les méchants sont bêtes et méchants, les gentils sont braves et gentils, même s’ils s’égarent parfois dans de mauvaises voies. Le doublage voix donne l’impression d’écouter les aventures de Oui Oui et de Winnie l’ourson pour la quatre-cent-douxième fois. Bref, dans ce monde merveilleux-là, je laisse volontiers ma place.


Le monde merveilleux de Impy, un film de Holger Tappe, d’après les livres de Max Kruse, en salle le 8 avril.

*Si vous avez vu Madagascar, je pense que vous méritez une dispense pour celui-ci.

mardi 7 avril 2009

Ponyo sur la falaise

Enfilez vos maillots de bain, gonflez les bouées des enfants et ajustez les masques et tubas ! Le dernier film de Hayao Miyazaki sort ce mercredi. Retenez votre respiration et plongez. Vous découvrirez dans les fonds de la mer du Japon d’étranges créatures dont vous pourriez bien vous enticher. Le cinéaste culte de Mon voisin Totoro ou de Princesse Mononoke a revisité le conte de La petite sirène et nous balade dans les eaux merveilleuses et fantastiques de son imagination, tout en dépeignant avec beaucoup de réalisme la vie d’un petit village côtier qui surplombe la mer Intérieure du Japon.
C’est riche, très intense, et intelligent. Les symboles foisonnent, le dessin est gracieux (réalisé à la main), la musique puissante… Une fois de plus, il est question des forces de la nature, et du rapport privilégié que les enfants entretiennent avec elle.
Voilà d’ailleurs au passage ce qu’en dit Miyazaki : « Un petit garçon et une petite fille, l’amour et la responsabilité, l’océan et la vie, et l’essence fondamentale de tout cela : voilà de quoi parle Ponyo sur la falaise, un conte qui est ma réponse à la détresse et à l’incertitude de notre époque. »

NB. Si j’étais vous, je n’y emmènerais toutefois pas de trop jeunes et sensibles spectateurs, car certaines scènes, de tsunami, décoiffent sérieusement…

Ponyo sur la falaise, de Hayao Miyazaki, en salle le 8 avril.

vendredi 3 avril 2009

1,2,3 ZUT

Avis à la population : les Zut reviennent sur scène !
Après la Cigale, le Bataclan et une tournée nationale, l’année dernière, ces idoles des jeunes nous reviennent, pour quelques dates de concerts acoustiques. Tels des rock stars en recherche de nouvelles expériences, de plus d’authenticité et de proximité avec leur public, les trois gaillards « s’offrent un retour aux sources » dans trois petites salles parisiennes : le théâtre du Jardin d’acclimatation, le théâtre Trévise, puis les Trois Baudets. Interactivité, chansons inédites et surprises annoncées.
Eh oui, les Zut, c’est un peu comme Les Beatles, ou les Rolling Stones chez les petits Français de moins de 10 ans… Un groupe pêchu qui met le feu dans la fosse, et compte de nombreux fans enfiévrés (il est à noter que les parents peuvent également développer des symptômes d’enthousiasme excessif à l’écoute de ce groupe. J’en ai vu quelques spécimens en concert.)
PS: je reviens du spectacle, et je confirme : cette bande de joyeux gugusses a la patate et n'y va pas à l'économie pour chauffer la salle. En plus, ils chantent juste et ont de jolies chemises...

Les nouvelles dates remises à jour, pour les concerts au Trois Baudets:
Les 28 et 29 avril
, à 14h30.
Les 3, 10, 17 et 24 mai, à 11h et 15h. les 12, 19, et 26 mai (séances scolaires), à 14h30.
Les 13 et 27 mai, à 14h30.
Le 28 mai (séance scolaire), à 14h30.
Trois Baudets (18e). Réservations : 01 42 62 33 33. Prix : enfants 5€, adultes 8€.

Plus d’infos sur
http://www.coucouzut.com/

jeudi 2 avril 2009

La sorcière de Porquerac

Etre une femme, belle, différente, faire chavirer tous les mâles de la région, connaître les plantes comme sa poche et prendre son pied à explorer les forêts… Dans un roman de D.H. Lawrence, ça donne Lady Chatterley. Mais le même trip au Moyen Âge, là, c’est carrément le mauvais plan… Parmi les petits détails de l’histoire, qu’on oublie parfois d’enseigner à l’école, le sort réservé aux femmes sous l’Inquisition mérite bien quelques romans à destination des jeunes. Les procès en sorcellerie, période sombre et peu glorieuse s’il en est de notre histoire, ont largement de quoi fournir en horreurs horribles et horrifiantes tous les auteurs de romans gores. Ce n’est cependant pas le cas de Roland Godel, qui nous épargne malgré tout les plus immondes détails ( mais que les amateurs se rassurent, il y a de quoi sérieusement déglutir à la fin), sans pour autant édulcorer la chose. L’auteur raconte tout simplement comment on devient « sorcière » à cette époque, à travers l’histoire d’une gamine de dix-sept ans, Camée, qui a la malchance de naître sur les terres d’un seigneur frustre et violent, dont le fils à moitié débile en pince pour elle. Frustrations sociales et sexuelles, omnipotence des seigneurs, conformisme, lâcheté et misère… Les ingrédients sont réunis pour faire d’une femme attirante le bouc émissaire d’une petite communauté repliée sur elle-même. De la pauvre gamine qui batifole dans les prés, au bûcher infernal, les mécanismes qui ont fait de près de 100 000 femmes des sorcières dangereuses sont très bien exposés dans ce roman.


La sorcière de Porquerac, un roman de Roland Godel, le Seuil jeunesse (collection Chapitre, conseillé à partir de 12 ans), 8,50 €.

mardi 31 mars 2009

Monstres contre Aliens


Bon, je sais, ce n’est pas très moral. Je m’apprête, pour tout vous dire, à faire un truc moche. Je vais, mesdames messieurs, dire du bien d’un film américain, alors que je viens juste de descendre un de ses confrères français (cf. chronique d’hier soir, ci-dessous) ! A cause de moi, le cinéma hexagonal va retomber dans la crise la plus noire, tandis que la concurrence – la grande armée des hamburgers au ketchup – va, une fois de plus, écraser le monde !!
Donc, pour résumer, oui, je l’avoue, j’ai aimé Monstres contre Aliens. J’ai ri, j’ai frémi, je me suis gaussée des traits d’esprit qui le traversent, j’ai applaudi aux idées un poil féministes qui le portent, aux images insolites qui s’y succèdent, au brin de folie douce qui en émane.

Pour ceux qui veulent quand même savoir de quoi ça parle (autrement dit, ceux qui doutent encore)…
Quelques heures avant son mariage, une jeune femme reçoit une météorite sur la tête. Les conséquences sont fâcheuses puisqu’elle se transforme en géante, et finit enfermée par l’armée américaine dans une prison pour monstres, entourée de créatures bizarres. Mais lorsqu’un alien cruel et mégalo décide d’attaquer la Terre, les monstres en question sont réquisitionnés pour sauver la planète…

A part ça, pour vos dîners en ville, il est important de savoir (et donc de recaser au moment opportun) que ce film d’animation est inspiré des séries B des années cinquante.

(mention spéciale au personnage du Président des Etats-Unis, particulièrement bien vu)

Monstres contre Aliens, de Rob Letterman et Conrad Vernon, en salle le 1er avril.

lundi 30 mars 2009

La véritable histoire du chat botté


En apprenant que ce film avait été réalisé (entre autres) sous les bons auspices de Jérôme Deschamps et Macha Makeieff, j’avais envie de l’aimer, j’étais prête à me laisser surprendre, emporter dans leur joyeux monde déglingué. Eh ben raté.

Il y a pourtant plein de chouettes choses dans ce film d’animation dernier cri.
Et en premier lieu, des autruches lourdaudes qui conduisent des carrosses. Très drôles.
Mais également un chat (botté) sympa et attachant, un ogre touchant, recousu de partout, qui ressemble à Frankenstein et veut devenir un cygne… Réjouissant, non ?! Sans compter la reine, interprétée, et visiblement inspirée, par la géantissime Yolande Moreau. Un régal !
Je n’ai pas non plus de mal à dire des décors et des costumes, originaux et très travaillés.
Quant à la bande son, j’applaudis carrément : reprises de morceaux classiques au pipeau (ou un truc dans le genre), remix de standards américains (notamment I feel pretty de West Side Story), musiques d’ambiance western ou bonne vieille chanson française d’aujourd’hui… ça colle toujours, ça donne envie de bouger, de danser et les références sont poilantes.
Le doublage, me direz-vous, il ne doit pas être terrible, le doublage, hein… Eh bien si ! Le doublage est excellent, mesdames et messieurs ! Qu’on se le dise !
Bon ben alors, c’est la morale de la fin qui a dû la gêner, pensez-vous… Que nenni ! Elle est parfaite cette morale. Pensez-vous : il faut toujours dire la vérité ! Ma morale préférée !
Mais alors, c’est quoi son problème à celle-là ? hurlez-vous intérieurement.
Eh bien, mon problème c’est que malgré ces ingrédients de qualité, la mayo reste toute molle au fond du bol. C’est un film sans surprise, légèrement bavard, gavé de références, au point que ça finirait presque par faire mal à la tête. Certains personnages, comme celui du chambellan sont agaçants et mal définis. D’autres fades, figés et un peu « déjà vus » (dans Shrek) comme ceux du fils du meunier et de la princesse.
Enfin, je vous préviens, il vaut mieux être diplômé es-Contes de Perrault pour saisir certaines subtilités et pirouettes.

La véritable histoire du chat botté, un film de Pascal Hérold, Jérôme Deschamps et Macha Makeieff, sortie en salle le 1er avril.